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 La fin des dinosaures

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Melindina

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Date d'inscription : 05/03/2007

MessageSujet: La fin des dinosaures   Jeu 8 Mar - 5:38


Il y a 65 millions d'années, près de la moitié des espèces vivantes s'éteignait. Dans ce cas précis, il est de plus en plus certain que la collision avec un astéroïde de 10 km de diamètre en a été la cause principale (même si d'autres phénomènes ont pu agraver la situation).

Il existe en effet de nombreux arguments forts en faveur de cette thèse :
L'analyse des coupes sédimentaires dans le monde entier montre une transition C-T (Crétacé-Tertiaire) très brutale : plus de la moitié des espèces de micro-organismes disparaissent à la base d'un lit d'épaisseur centimétrique.
Dans les sédiments observés, géochimistes, minéralogistes et physiciens ont identifié des minéraux déformés par l'impact, et une quantitié de suie correspondant à la combustion de la moitié de la biomasse terrestre…
Les 500 000 tonnes d'Iridium retrouvées là, correspondraient à 100 000 000 ans de bombardement par des micro-météorites... ou à l'arrivée d'une énorme météorite. Normalement il y a environ 0,05ng (nanogramme) d'Iridium par gramme de roche, alors que sur certains sites la transition en contient 10 ng/g. Dans le Deccan, cette dose est intercalée entre deux couches basaltiques, donc entre deux épisodes volcaniques : elle ne leur est pas due directement.
La composition isotopique de l'osmium, un platinoïde associé à l'iridium dans les sédiments de la couche C-T, est comparable aussi à celle observée dans les météorites.


La magnétite nickélifère, qui se présente sous la forme de petits cristaux microscopiques, a été découverte dès 1984 dans les couches C-T. Elle est inconnue dans l'écorce terrestre et pour cause, car elle se forme pendant la fusion d'une roche riche en nickel en présence d'oxygène. Au sein des météorites, on l'a mise en évidence dans les parties fondues et oxydées lors de la phase de frottement sur les couches atmosphériques, c'est à dire dans la croûte de fusion et dans les gouttelettes dispersées par la friction de l'air.
Dans les quartz situés sous la couche d'iridium, on a aussi découvert des cristaux de zircon et de minuscules diamants, deux minéraux qui résultent des énormes pressions engendrées lors de l'impact.


On pense que l'impact a eu lieu dans l'actuel Yucatan : on y retrouve des roches fondues (tectites, allant jusqu'à 1cm de diamètre, et projetées jusqu'au Bélize), et un banc de grès (fossile de l'énorme raz-de-marée qui aurait ravagé les côtes du Mexique après l'impact).
Le cratère (fortement érodé) a un diamètre de 250 km !

En outre, les objections ont été levées une à une :
Le volcanisme : on a prouvé qu’il est simultané mais pas responsable
La régression marine : brutale pour le plancton, elle est moins nette pour d’autres espèces, mais cela ne prouve rien.
Prenons l'exemple des ammonites : aucun spécimen n'est présent au-dessus de la limite C-T, dans le Tertiaire, alors que 22 espèces existaient encore dans les derniers mètres du Crétacé. Cela peut simplement indiquer quelle était la place du plancton dans leur alimentation.
Pour estimer la puissance de l'impact (et donc la taille de l'astéroïde), on l'a comparée à des phénomènes bien connus :



1 L'éruption du Krakatau de 1883 (sur 18 km3 expulsés, 4 km3 stationnèrent 2,5 ans dans l’atmosphère).
2 L'expérience accumulée avec les bombes atomiques. L'astéroïde qui a tué les dinosaures a dégagé une puissance comparable à celle de 500 millions de bombes H.
3 Le calcul de son équivalent sur Terre, 100 minutes après l’impact… On prend le même diamètre, et on fait l'hypothèse d'une densité 1 (égale à celle de l'eau) et d'une arrivée à 20 km/s dans l'Océan : les simulations donnent une vague de 1 300 m de haut 1 minute après l'impact, et encore de 6 m à 3 600 km du lieu d'impact, d'où des tsunamis gigantesques.
4 L'étude de l'impact du fragment G de SL9 sur Jupiter : le diamètre de ce morceau était de 2 km.


Finalement, on en arrive aux conclusions suivantes :

La météorite géante qui a formé le cratère de Chicxulub était l'une des plus grandes de l'histoire, probablement 10 km de diamètre. Le choc fut l'équivalent de 100 fois l'énergie sismique annuelle normale de notre Terre.

On ne connaît sur Terre que 2 autres cratères comparables (Sudbury Crater au Canada et Vredefort Crater en Afrique du Sud). Ces cratères sont difficiles a étudier car ils ont depuis longtemps été remplis de sédiments.
Remarque : on a peut-être trouvé 2 cratères de même date, qui sembleraient indiquer un bombardement météoritique.



source http://www.astrosurf.com/cieldaunis/asteroides/findino.html
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